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	<title>La Réserve des arts</title>
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	<description>l&#039;écologie est une révolution culturelle</description>
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		<title>La boutique</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Oct 2012 10:48:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Retrouvez-nous Rue Prévost Paradol -dans la partie piétonne- dans le 14ème. Du 16 Novembre au 15 Décembre, du mercredi au samedi de 14h à 19h. Au plaisir!!! &#160;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Retrouvez-nous Rue Prévost Paradol -dans la partie piétonne- dans le 14ème.</p>
<p>Du 16 Novembre au 15 Décembre, du mercredi au samedi de 14h à 19h.</p>
<p>Au plaisir!!!</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Nouvelle année, nouvelle équipe : devenez bénévole !</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 16:07:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Missions]]></category>

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		<description><![CDATA[Bénévolat BOUTIQUE Situation : la boutique est ouverte du mercredi au samedi de 14h à 19h. Missions : - participer à l’inventaire des collectes - ranger et classer le matériel - accueillir les visiteurs et les membres Profils recherchés : - membres de La Réserve des arts - étudiants et professionnels des secteurs de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bénévolat BOUTIQUE</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Situation :</span><br />
la boutique est ouverte du mercredi au samedi de 14h à 19h.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Missions :</span><br />
- participer à l’inventaire des collectes<br />
- ranger et classer le matériel<br />
- accueillir les visiteurs et les membres</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Profils recherchés :</span><br />
- membres de La Réserve des arts<br />
- étudiants et professionnels des secteurs de la création<br />
- grand public</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Compétences requises :</span><br />
- organisé<br />
- bon relationnel<br />
- sens de l’initiative<br />
- travailler en équipe<br />
- goût du travail manuel</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Disponibilités :</span><br />
1 à plusieurs demi-journées par mois<br />
Du mercredi au samedi de 14h à 19h</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Encadrement :</span><br />
Le bénévole est encadré par le responsable de la boutique et travaille en collaboration avec toute l’équipe de La Réserve des arts (direction, valoristes, bénévoles). Il est pris en charge via une convention d’engagements réciproques concernant les missions attribuées et le suivi du bénévole.</p>
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		<title>A propos</title>
		<link>http://lareservedesarts.org/a-propos/</link>
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		<pubDate>Wed, 23 Nov 2011 11:58:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Missions]]></category>
		<category><![CDATA[News (English)]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Le blog de La Réserve des arts prolonge et enrichit l&#8217;expérience menée par Jeanne Granger et Sylvie Bétard, co-fondatrices de La Réserve des arts, dont l&#8217;objectif est de fournir du matériel en seconde vie et à bas prix au secteur culturel pour construire, créer et expérimenter. L&#8217;objectif, dans ces lieux, est de fournir au plus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le blog de La Réserve des arts prolonge et enrichit l&rsquo;expérience menée par Jeanne Granger et Sylvie Bétard, co-fondatrices de La Réserve des arts, dont l&rsquo;objectif est de fournir du matériel en seconde vie et à bas prix au secteur culturel pour construire, créer et expérimenter.<br />
L&rsquo;objectif, dans ces lieux, est de fournir au plus grand nombre des idées, anciennes ou nouvelles, mais bien en vie, à titre gratuit, pour construire, réfléchir et avancer.</p>
<p>This blog is a way to enrich and develop the project led by Jeanne Granger and Sylvie Betard, co founders of La Réserve des arts, which aims at providing recycled materials to the cultural field, to create and experiment.<br />
Here, we&rsquo;ll provide ideas, old and new, to think and progress.</p>
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		<title>Entretien avec Céline Roblot 2/2</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Oct 2011 10:00:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Témoignages]]></category>

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		<description><![CDATA[Marthe Cadart, chargée de mission communication à La Réserve des arts cet été a rencontré Céline Roblot le 26 juillet 2011. Cet entretien est publié en deux parties. Ici, Céline Roblot nous expose les éléments qui compose la Stratégie Ministérielle de Développement durable du Ministère de la Culture et de la communication lancé en 2009. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Marthe Cadart, chargée de mission communication à La Réserve des arts cet été a rencontré Céline Roblot le 26 juillet 2011. Cet entretien est publié en deux parties. Ici, Céline Roblot nous expose les éléments qui compose la Stratégie Ministérielle de Développement durable du Ministère de la Culture et de la communication lancé en 2009.<span id="more-1269"></span></p>
<p>La Stratégie ministérielle prend la forme d’un texte qui dresse les grandes orientations du Ministère en matière de développement durable, et d’un plan d’actions opérationnel sur trois ans, qui décline ces orientations à travers une cinquantaine d’actions réparties par grandes thématiques. La Stratégie concerne l’administration du Ministère mais aussi ses 80 établissements culturels et d’enseignement (les grands musées, les théâtres nationaux, les écoles nationales supérieures d’arts et d’architecture etc.), soit 30.000 collaborateurs. Au-delà, l’ambition est d’avoir une action incitative pour l’ensemble du secteur artistique et culturel.</p>
<p>En termes méthodologiques, cette Stratégie s’est construite de manière consultative et collaborative. Nous avons constitué une dizaine de groupes de travail thématiques qui réunissaient à la fois des acteurs culturels, des agents du Ministère et de ses établissements. Pendant plusieurs mois, les groupes de travail ont réfléchi à la manière de décliner le développement durable dans les différentes politiques du Ministère</p>
<p>La Stratégie ministérielle de développement durable regroupe trois grands chantiers :</p>
<p>1/ Le premier chantier concerne le fonctionnement du Ministère et de ses établissements. L’objectif est de rendre ce fonctionnement plus sobre : c’est la question de l’énergie et des ressources, des achats durables, des transports etc. Cela comprend également le volet social du développement durable, la question de la diversité, le handicap, la santé au travail, la formation… Cela concerne enfin la gouvernance liée au développement durable : il s’agit de mettre en place toutes ces actions, puis leur déploiement et leur suivi, dans une démarche la plus participative possible, et d’assurer une sensibilisation régulière des collaborateurs aux questions liées au développement durable.</p>
<p>2/ Le deuxième grand chantier, c’est la déclinaison du développement durable dans les politiques-mêmes du Ministère. Comment, par exemple, on intègre des critères de développement durable dans les politiques du Ministère relatives à l’architecture, à l’urbanisme, à l’aménagement territorial.</p>
<p>Ce chantier concerne ensuite la création artistique (arts plastiques et arts de la scène), avec une double entrée. Une entrée explorant le rôle de l’artiste : alors qu’une nouvelle génération d’artistes traite de plus en plus des problématiques environnementales et sociétales, l’idée était de réfléchir en quoi l’artiste, comme partie prenante, peut contribuer à la conception de nouveaux modèles durables, en quoi il peut aussi sensibiliser le public ou accompagner un changement culturel (par son propos artistique, par son œuvre, par sa démarche). L’autre entrée touche aux process et aborde les modes de production, de conservation et de restauration des œuvres, l’éco-conception des œuvres et des manifestations culturelles, les nouveaux matériaux etc.</p>
<p>A côté de l’architecture, du patrimoine, des arts visuels et du spectacle vivant, le troisième champ thématique concerne les médias et les industries culturelles. Dans ce domaine, un certain nombre d’initiatives existent déjà, comme la démarche Ecoprod initiée par des professionnels de l’audiovisuel et du cinéma.  Les objectifs définis par le Ministère sont de dresser un état des lieux des pratiques de ces secteurs en matière de développement durable, de définir comment les accompagner au mieux, de monter des rencontres régulières entre professionnels pour mutualiser les outils et les expériences.</p>
<p>Enfin, le quatrième domaine dans lequel le Ministère intervient est l’enseignement supérieur culture et la recherche  : il s’agit de renforcer le développement durable dans la formation, la recherche, mais aussi de développer la sensibilisation des étudiants, des enseignants et des chercheurs.</p>
<p>3/ Le troisième chantier de la Stratégie concerne la dimension sociétale. En quoi le Ministère peut-il promouvoir un modèle de société porteur de développement durable ? Cela passe notamment par la sensibilisation et l’information du grand public aux enjeux du développement durable. Les établissements culturels du Ministère sont visités par 35 millions de visiteurs chaque année, l’audiovisuel public représente aussi des millions d’auditeurs et de téléspectateurs. Ce Ministère peut donc jouer un rôle important pour accompagner les changements de comportements, l’évolution des consciences, et la compréhension d’un certain nombre de sujets dans ce domaine. Il existe déjà, dans les établissements culturels, plusieurs exemples d’expositions et d’initiatives qui sont à valoriser, ainsi que de nombreux projets pédagogiques.</p>
<p>Les autres aspects de cette dimension sociétale sont la promotion de la démocratisation culturelle, de la diversité culturelle, la coopération avec les collectivités, la coopération à l’international… Autant de politiques par lesquelles le ministère de la Culture contribue à la construction d’une société plus viable, plus solidaire, plus durable.</p>
<p>Comme vous le voyez, c’est donc l’ensemble des politiques et disciplines couvertes par le Ministère que nous avons balayées, collectivement réfléchies en termes de vision, et traduites en termes d’actions concrètes à décliner dans les années à venir.</p>
<p>Au ministère de la Culture, j’ai également animé le réseau des correspondants développement durable des établissements du Ministère. Via des échanges d’informations et des réunions thématiques régulières, ce réseau vise à mutualiser les expériences, les ressources, les outils. Le réseau est maintenant bien lancé et fonctionne comme un club de développement durable, avec des retours d’expérience, des échanges de bonnes pratiques, des formations.</p>
<p>Dans le même esprit, j’étais associée au lancement des « Rendez-vous du développement durable », un cycle de conférences pérenne destiné au personnel du Ministère afin de le sensibiliser aux grands enjeux et problématiques du développement durable.</p>
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		<title>Entretien avec Céline Roblot 1/2</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Oct 2011 10:00:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[On a rencontré]]></category>

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		<description><![CDATA[Marthe Cadart, chargée de mission communication à La Réserve des arts cet été a rencontré Céline Roblot le 26 juillet 2011. Cet entretien est publié en deux parties. Céline Roblot est directrice de projets culturels et consultante en développement durable. Elle a mené, au ministère de la Culture, une mission de conception de la Stratégie Ministérielle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Marthe Cadart, chargée de mission communication à La Réserve des arts cet été a rencontré Céline Roblot le 26 juillet 2011. Cet entretien est publié en deux parties. </em><em>Céline Roblot est directrice de projets culturels et consultante en développement durable. Elle a mené, au ministère de la Culture, une mission de conception de la <a title="Stratégie du DD / Ministère de la culture" href="http://www.culture.gouv.fr/mcc/Actualites/Dossiers/Culture-et-developpement-durable">Stratégie Ministérielle de Développement Durable</a>.</em></p>
<p><span id="more-1266"></span></p>
<p><strong><a href="http://lareservedesarts.org/wp-content/uploads/2011/07/céline-roblot.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1267" title="céline roblot" src="http://lareservedesarts.org/wp-content/uploads/2011/07/céline-roblot.jpg" alt="" width="108" height="108" /></a>Marthe Cadart : Pouvez-vous présenter votre parcours, ce qui vous a amenée à faire se croiser </strong><strong>culture et développement durable ?</strong></p>
<p>Céline Roblot: J’ai une quinzaine d’années d’expérience dans le domaine de la culture et de la diplomatie culturelle et, plus récemment, du développement durable, à des fonctions de direction de projets, de programmation artistique, de communication, de coopération culturelle internationale, de mise en place de stratégies de développement durable. J’ai fait des études à l’École Normale Supérieure, que j’ai complétées par une formation en gestion culturelle à l’Université Paris-Dauphine. J’ai été responsable du développement pendant six ans dans un centre dramatique national, le Théâtre des Amandiers à Nanterre, où j’étais également déléguée générale du festival international.</p>
<p>Je suis ensuite partie en Allemagne, où je dirigeais le département des Arts de la scène de l’Ambassade de France à Berlin. Je montais des festivals et des programmations d’artistes français avec les principaux opérateurs culturels allemands. J’ai par exemple initié et piloté le festival <a href="http://http://www.cyan.de/v2/websites/france-en-scene/index_alt.html">« France en scène. Thater und Nouveau Cirque »</a>, qui présentait une quinzaine de compagnies françaises dans huit institutions berlinoises majeures. Berlin a marqué le début d’un intérêt plus marqué pour les questions de développement durable, puisque, entre 2004 et 2009, j’ai pu suivre de nombreux projets artistiques et culturels qui faisaient se croiser culture et développement durable, souvent dans le contexte du renouvellement urbain lié à la Réunification allemande. Dans ce contexte nouveau, plusieurs artistes et architectes réinterrogeaient leur pratique, et créaient des projets qui faisaient écho au développement durable, soit en termes thématiques, soit en adoptant, dans leur démarche artistique, des logiques proches des démarches du développement durable, participatives, transversales, revisitant ainsi leur rapport à la ville, à l’espace public, au(x) public(s).</p>
<p><strong>M. C. : Pouvez-vous donner des exemples de tels projets culturels ?</strong></p>
<p>C.R. : Je peux par exemple citer la « Zwischennutzungsagentur », « agence pour l’utilisation temporaire ». Ce collectif pluridisciplinaire d’architectes et d’urbanistes s’est constitué suite à l’appel à projets que la ville de Berlin avait lancé pour monter son agenda 21. Cette agence travaille sur le potentiel culturel, social et créatif des chantiers urbains, en développant des projets temporaires pour un développement urbain durable et participatif. A Berlin mais aussi dans d’autres villes d’Allemagne, elle opère dans des logiques très transversales et citoyennes, imagine des projets culturels ou teste des modèles économiques expérimentaux, parfois liés à l’entrepreneuriat social, qui peuvent éventuellement ensuite être intégrés au nouvel espace quand le chantier est terminé.</p>
<p>Cette agence pilote des projets culturels comme il y en a eu un certain nombre au début des années 2000 en Allemagne, qui font se croiser dimensions culturelle et artistique, citoyenne, sociétale et environnementale. Les acteurs qui ont alors émergé, aussi bien des artistes que des programmateurs culturels, ont fait la jonction entre culture et développement durable, explicitement ou pas, soit par les thématiques abordées, soit en terme de démarches.</p>
<p><strong>M.C. : Vers quelles institutions vous êtes-vous orientée à votre retour en France ?</strong></p>
<p>C.R. : Quand je suis rentrée en France, j’ai souhaité aborder de manière plus globale le champ du développement durable, après avoir eu une entrée empirique en Allemagne. J’ai alors intégré le CHEEDD, le Collège des Hautes Études de l’Environnement et du Développement Durable. C’est une formation portée par l’école Centrale Paris, l’ESCP et Agro Paris Tech, qui propose une approche multidisciplinaire, transversale et prospective des questions liées au développement durable. Pour moi, c’était très intéressant, puisque je cherchais à la fois une vision d’ensemble des différents enjeux et thématiques du développement durable et des outils pour pouvoir mettre en place des démarches en matière de développement durable.</p>
<p>J’ai ensuite participé à la conception et l’organisation du colloque 2010 du Collège. Sous le titre générique « Du soutenable au désirable, quel avenir pour le XXIe siècle ? », cette manifestation explorait des approches pour rendre le développement durable désirable &#8211; c’est-à-dire inciter les gens, individuellement et collectivement, à changer leurs comportements dans le contexte d’un monde aux ressources limitées, en rendant cela désirable, en sortant de la contrainte ou la peur.</p>
<p>On ouvrait la journée en réfléchissant à l’horizon que nous souhaitons nous donner, à l’avenir souhaitable qu’on peut imaginer pour le XXIème siècle. L’après-midi était réparti en deux temps : une présentation d’un certain nombre d’acteurs et d’initiatives qui sont déjà dans des formes désirables pour un monde un peu différent (tout n’est pas à inventer, il y a déjà beaucoup d’initiatives qui existent), puis des points de vue de sociologues qui travaillent spécifiquement sur les changements de comportements, sur la manière de susciter et d’asseoir des changements de comportements et au niveau individuel et collectif.</p>
<p><strong>M.C. : Selon vous, qu’est-ce que le développement durable a à dire de nouveau sur les liens entre culture et territoire ?</strong></p>
<p>C.R. : Je m’intéresse particulièrement à la question de la ville durable : en quoi les artistes peuvent-ils contribuer à la conception de la ville ? A quoi la ville de demain ressemble-t-elle quand les artistes sont parties prenantes de son élaboration ? Il se trouve qu’au ministère de la Culture, j’ai eu à élaborer le volet français d’un programme de la <em>French American Foundation</em> consacré à la ville durable. J’ai proposé de réfléchir à la place de l’artiste dans la conception de la ville. J’ai fait un travail de commissariat pour repérer des artistes qui travaillent sur ces thématiques de la ville, avec différentes approches qui peuvent se croiser : certaines sont architecturales, d’autres sociales, participatives, paysagères etc. La France a sur ce terrain-là de nombreux artistes ou collectifs d’artistes, reconnus à  l’international, emblématiques de démarches transversales.</p>
<p><strong>M.C. : Quelles sont les démarches de développement durable dans la culture en cours en Europe?</strong></p>
<p>C.R.: La fondation fédérale allemande pour la culture (« Kulturstiftung des Bundes ») a par exemple lancé le programme <a href="http://http://www.youphil.com/fr/article/04275-a-berlin-l-alliance-de-l-art-et-du-developpement-durable">« Über Lebenkunst. Initiative for Culture and Sustainability »</a>. Dotée de 3,5 millions d’euros, cette initiative 2010-2012 a débuté par un appel à projets international qui a reçu 850 candidatures, dont les quatorze propositions sélectionnées ont été présentées à Berlin cet été, lors du festival « Über Lebenskunst » du 17 au 21 août. Ce festival est le point d’orgue d’une initiative multi-volets qui comprend un volet artistique mais aussi un vaste programme pédagogique, de nombreux événements (programme de conférences, débats, publications etc), et un travail sur l’intégration du développement durable dans les modes de production des œuvres et des manifestations culturelles. La réflexion part de plusieurs questions : et si la crise était une chance à saisir ? Comment les artistes peuvent-ils contribuer à imaginer de nouveaux modèles? A quoi ressemblerait le Berlin durable ? Il y a ainsi des projets dans la ville-même, pour expérimenter un certain nombre de nouveaux modèles.</p>
<p>Toujours en Allemagne, on peut également citer <a href="http://http://www.goethe.de/ges/umw/prj/kuk/deindex.htm">l’Institut Goethe</a>, qui a intégré le développement durable et la question du changement climatique dans sa programmation. C’est aussi un axe stratégique pour le British Council, qui a défini trois grandes lignes pour son action d’influence : 1/ le développement durable et le changement climatique 2/ l’innovation et 3/ la diversité culturelle. Ces institutions ont intégré le développement durable dans leur politique culturelle. L’Angleterre a beaucoup d’avance en ce qui concerne les modes de production plus propres dans le domaine culturel.</p>
<p>Les Allemands ont une vision des arts et de la culture plus intégrée aux questions de société. Les commanditaires font régulièrement appel aux artistes pour des approches pluridisciplinaires de problématiques sociétales. L’artiste peut ainsi être invité à penser le renouvellement de la ville, l’avenir de tel ou tel bâtiment, les traces de l’histoire dans l’espace public, comme il peut être associé à la réflexion sur un certain nombre de grands sujets de société, que ce soit la question du travail ou celle du développement durable. Par son imaginaire, par son rapport sensible, par sa position critique, l’artiste peut être invité à être une des parties prenantes, avec d’autres acteurs, pour faire avancer le débat. La vision française est plus compartimentée.</p>
<p><strong>M.C. : Quelles sont les perspectives qui vous intéressent plus particulièrement ?</strong></p>
<p>C.R. : Je m’intéresse à plusieurs projets pour faire se croiser ces deux domaines. D’une part, je suis sollicitée pour de l’accompagnement et du conseil pour monter des démarches de développement durable dans le secteur culturel, d’autre part, je souhaite également travailler sur les volets artistiques et culturels des démarches de développement durable. On s’aperçoit par exemple que, souvent, la partie culturelle est un peu présente dans les démarches d’éco-quartiers. Alors que la dimension technique a dans un premier temps pris le dessus, on s’intéresse maintenant à comment modéliser la dimension culturelle dans un quartier durable.</p>
<p>J’envisage par ailleurs de monter des projets culturels en lien avec le développement durable, comme cela se fait dans d’autres pays européens, ou de mettre en place un projet global d’établissement en matière de développement durable. Pour exemple, à Montpellier, le Domaine d’O a conçu tout son projet, à la fois la gestion du lieu et la programmation artistique, autour des liens entre culture et développement durable, entre artistes et scientifiques.</p>
<p>Un autre projet est d’intégrer une fondation &#8211; ou d’accompagner la création d’une nouvelle fondation &#8211; pour soutenir des initiatives en matière d’innovation sociétale et de développement durable. Je m’intéresse en effet depuis quinze ans au mécénat et aux fondations, et je constate que beaucoup de porteurs de projets innovants auraient besoin, pour développer plus amplement leurs projets, d’être mis en relation avec d’autres sources de financement. Que ce soit avec une entreprise, une collectivité ou un mécène privé, je pense qu’il y a un besoin de mise en relation des porteurs d’initiatives avec des financeurs.</p>
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		<title>We Love Green ! Appel à bénévole !</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Aug 2011 18:44:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[La Réserve des arts participe à ce festival de musique pionnier et fournit du matériel aux ateliers de création ! Le temps d&#8217;un week end le 10 et 11 septembre, à Paris, dans l&#8217;écrin naturel du Parc de Bagatelle, la musique se met au vert et l&#8217;engagement écologique devient festif. Un rendez-vous musical et lifestyle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-1293" title="images" src="http://lareservedesarts.org/wp-content/uploads/2011/08/images.jpg" alt="" width="232" height="218" /></p>
<p style="text-align: justify;">La Réserve des arts participe à ce festival de musique pionnier et fournit du matériel aux ateliers de création !</p>
<p style="text-align: justify;">Le temps d&rsquo;un week end le <strong>10 et 11 septembre</strong>, à Paris, dans  l&rsquo;écrin naturel du Parc de Bagatelle, la musique se met au vert et  l&rsquo;engagement écologique devient festif. Un rendez-vous musical et  lifestyle pour faire rimer developpement durable avec plaisir.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Devenez bénévole</strong> : 2 options et en contrepartie profitez de l’évènement !</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>Avant le festival pour des ateliers de construction</strong></li>
</ul>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>Pendant le festival pour la gestion du public</strong></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">&gt; tous les détails <strong><a href="http://www.welovegreen.fr/benevolat/" target="_blank">en ligne</a></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&gt;télécharger les infos <a href="http://lareservedesarts.org/wp-content/uploads/2011/08/WLG-Appel-BENEVOLES.pdf"></a><a href="http://lareservedesarts.org/wp-content/uploads/2011/08/WLG-Appel-BENEVOLES.pdf">ICI</a></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="nofollow" href="http://bit.ly/Festival-WeLoveGreen" target="_blank"></a></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Partenariat solidarité !</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Aug 2011 17:34:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Découvrez la Paris 2011 Homeless World Cup ! La Réserve des arts soutient cette initiative en mettant à disposition du matériel pour tous les ateliers de création ! La 9e Coupe du Monde de Football des Personnes Sans Abri aura lieu du 20 au 28 août à Paris sur le Champ de Mars et accueillera [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://lareservedesarts.org/wp-content/uploads/2011/08/logo.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1311" style="margin: 5px;" title="logo" src="http://lareservedesarts.org/wp-content/uploads/2011/08/logo.jpg" alt="" width="150" height="105" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Découvrez la Paris 2011 Homeless World Cup ! La Réserve des arts <a title="Partenaire" href="http://www.remisenjeu.org/cdm/nos-partenaires" target="_blank">soutient</a> cette initiative en mettant à disposition du matériel pour tous les ateliers de création !</p>
<p style="text-align: justify;">La 9e Coupe du Monde de Football des Personnes Sans Abri aura lieu du 20 au 28 août à Paris sur le Champ de Mars et accueillera 53 pays. Cet événement de solidarité internationale, présidé par Arsène Wenger et parrainés par Emmanuel Petit et Lilian Thuram, a pour but de promouvoir l&rsquo;insertion par le sport des personnes en situation de précarité, de changer le regard du public sur les personnes sans-abri et de favoriser la mixité sociale.</p>
<p>Outre les matchs, le site de compétition accueillera également plusieurs animations pour favoriser les rencontres, découvrir les talents des personnes vivant des situations de précarité et permettre au public de participer activement à l&rsquo;événement: animations ludiques, artistiques, créatives, multimedia, lieux de débats..<br />
Parallèlement à la compétition, un colloque international se tiendra au Stade de France et au Collège des Bernardins, les 20, 22, 23 et 24 août sur le thème &laquo;&nbsp;La rue: y tomber, y vivre, s&rsquo;en sortir et ne pas y retomber&nbsp;&raquo;. L&rsquo;objectif est de mutualiser les expériences de lutte contre l&rsquo;exclusion pour agir autrement.</p>
<p>L&rsquo;objectif est de mutualiser les expériences de lutte contre l&rsquo;exclusion pour agir autrement.</p>
<p>Pour plus d&rsquo;informations sur la compétition, le bénévolat, le colloque: <a href="http://www.remisenjeu.fr/">remisenjeu.fr</a></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>REHAB</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Jul 2011 09:38:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[On a rencontré]]></category>
		<category><![CDATA[art contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[déchets]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>

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		<description><![CDATA[REHAB comme Réhabilitation : une exposition sur la place des déchets dans l’art contemporain. Alors que les déchets sont aujourd’hui trop souvent réduits au recyclage et aux lieux communs d’une écologie bien-pensante, Bénédicte Ramade montre, à travers une exposition remarquée, que notre relation au déchet est bien plus complexe. A travers des œuvres ambiguës plutôt que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>REHAB comme Réhabilitation : une exposition sur la place des déchets dans l’art contemporain. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Alors que les déchets sont aujourd’hui trop souvent réduits au recyclage et aux lieux communs d’une écologie bien-pensante, Bénédicte Ramade montre, à travers une exposition remarquée, que notre relation au déchet est bien plus complexe. A travers des œuvres ambiguës plutôt que didactiques, REHAB interroge notre rapport au réel, à la mémoire, notre fétichisme des objets. En présentant quelques œuvres historiques, de Mierle Ukeles et de Gordon Matta-Clark, elle retrace l’évolution du mouvement de l’Art Écologique (ou Éco-Art) qui a émergé aux États-Unis dans les années 1960 et donne aux œuvres exposées la profondeur de ce demi-siècle d’expérimentations.<span id="more-933"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><em><br />
</em></p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-1163" title="Rehab23" src="http://lareservedesarts.org/wp-content/uploads/2011/07/Rehab23.jpg" alt="" width="135" height="199" /></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L’exposition est à l’Espace de la Fondation EDF, du 27 octobre 2010 au 6 mars 2011.</em></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><em><br />
</em></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://lareservedesarts.org/wp-content/uploads/2011/07/benedicte_ramade.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1164" title="benedicte_ramade" src="http://lareservedesarts.org/wp-content/uploads/2011/07/benedicte_ramade.jpg" alt="" width="135" height="177" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Jeanne Granger a rencontré Bénédicte Ramade, Commissaire de l’exposition REHAB et critique d’art indépendante. Extraits.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Jeanne Granger : &laquo;&nbsp;Vous avez travaillé avec la Fondation EDF pour faire une exposition sur l&rsquo;écologie. Qu&rsquo;est-ce que l&rsquo;art a à dire sur l&rsquo;écologie, et plus particulièrement sur le recyclage ?&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bénédicte Ramade :</strong> « Quand la Fondation EDF m’a demandé faire une exposition sur l’écologie, c’est moi qui leur ai proposé le sujet du recyclage. Le recyclage est devenu un sujet un peu ringard, on croit le maîtriser ? Essayons de montrer que recyclage ne veut pas dire écologie, en échappant à l’exposition didactique telle qu’on la voit très souvent dès qu’il s’agit d’environnement. Peut-être que, en faisant un pas de côté et en prenant les choses sous le prisme de l’art, il est possible de poser la question de l’écologie avec un peu moins de solennité, et un peu moins de cette morale que je trouve un peu encombrante. La Fondation m’a laissée libre de faire une proposition qui puisse être ambiguë, ambivalente, en comprenant que c’était avant tout une exposition d’art contemporain. Alors qu’aujourd’hui, on a un tel désir de bonne conduite environnementale qu’on verdit tout ce qu’on voit, je voulais montrer des objets incertains, dont le spectateur ne sait pas d’emblée s’ils sont de « bons » ou de « mauvais » objets, écologiquement parlant. Ce sont en effet des œuvres très ambivalentes dans leur discours, et qui se chargent elles-mêmes de donner ce décentrement au spectateur, de « déverdir » progressivement son regard.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est quand même malheureux qu’on ne regarde plus le recyclage que sous l’angle du geste vertueux, écologique, alors que le recyclage n’est pas d’abord un geste écologique mais un geste artistique. REHAB, c’est aussi la réhabilitation du geste du recyclage en tant que tel, en montrant que le réemploi a une genèse artistique ancienne. Le recyclage est un processus artistique qui a démarré au début du 20ème siècle ; à l’origine, c’était d’abord une question de matière [avant d’être une question environnementale], un rapport très formel avec les déchets, et des œuvres extrêmement abstraites. »</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://lareservedesarts.org/wp-content/uploads/2011/07/Pablo-Picasso-tete-de-taureau-1943.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1168" title="Pablo-Picasso-tete-de-taureau-1943" src="http://lareservedesarts.org/wp-content/uploads/2011/07/Pablo-Picasso-tete-de-taureau-1943.jpg" alt="" width="178" height="200" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Pablo Picasso, <em>Tête de Taurau</em> (selle et guidon de vélo), 1943</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>JG : &laquo;&nbsp;Dans l&rsquo;exposition, vous présentez des oeuvres des années 1970, avec Gordon Matta-Clark et Mierle Ukeles, pionniers du mouvement de l&rsquo;Art Ecologique. Que reste-t-il aujourd&rsquo;hui de ce mouvement ?&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://lareservedesarts.org/wp-content/uploads/2011/07/matta-clark-fresh-kill.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1172" title="matta clark fresh kill" src="http://lareservedesarts.org/wp-content/uploads/2011/07/matta-clark-fresh-kill.jpg" alt="" width="170" height="258" /></a>Gordon Matta-Clark, <em>Fresh Kill, </em>1972</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bénédicte Ramade : </strong>&laquo;&nbsp;Les artistes de l’Eco-Art, ou Ecological Art ont pris le parti d’être vraiment efficients sur le terrain. Ils ont opté dès le début pour une approche très pragmatique : Gordon Matta-Clark, avant de décéder, était très investi auprès de la population du Lower East Side. Mierle Ukeles, elle, travaille toujours à la propreté de New York avec les éboueurs. Ils étaient convaincus qu’il y avait quelque chose à faire sur le terrain. Ils n’étaient pas dans le message ni dans la revendication mais dans l’action et l’utilité, ce que je trouve cinquante fois plus puissant qu’un slogan.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui les artistes se méfient de cette idée et restent à l’abri de ce tube <em>in vitro</em> qu’est l’espace de présentation &#8211; qui les protège peut-être d’une récupération politique, certes. Ce sont « des artistes professionnels », qui sont, pour 90% d&rsquo;entre eux, dans des galeries, alors que Mierle et Matta-Clark étaient assez détachés du marché. Nous avons aujourd’hui une conception complètement différente du statut et du devoir de l’artiste. Le recyclage est un symptôme de cette évolution ; il y avait une forme d’inconscience chez Matta-Clark et Ukeles que nous n’avons plus, c’est évident.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a aussi une telle surinformation sur l’environnement, aujourd’hui, une telle instrumentalisation médiatique, que c’est très difficile pour un artiste qui craint de voir son œuvre récupérée de se positionner sur des thèmes qui sont devenus de vrais mots-tiroirs. Dans notre époque postmoderne, pessimiste, ces grandes utopies qui ont perduré jusque dans les années 90 par rapport au rôle de l’artiste dans la société semblent un peu dérisoires.</p>
<p style="text-align: justify;">La plupart des artistes qui viennent ici découvrent Mierle ; je les vois regarder l’installation avec beaucoup d’admiration pour cette femme très jusque-au-boutiste, qui a réussi à trouver une harmonie entre une vraie forme conceptuelle très affirmée et très belle, et une utilité sociale. Cette harmonie est très dure à trouver aujourd’hui, on n’oserait pas forcément l’assumer.</p>
<p><strong>JG : Vous travaillez aujourd’hui sur une thèse qui tente de mettre à plat les question de la relation entre art et écologie. Où en sont vos recherches ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, la finalité que l’Eco-Art s’était donnée, ce parti-pris d’une efficience très pragmatique, pose problème au monde de l’art, qui a beaucoup de mal à intégrer ces formes-là.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est le sujet de ma thèse, que je reprends et que je commence à rédiger : <em>Art et écologie aux États-Unis depuis les années 1960</em>. J’ai fait des recherches pendant sept ans, et là je m’y suis remise depuis trois ans. Je travaille sur ce sujet depuis 1995, et même si des doctorats ont été écrits depuis, je n’ai rien lu qui pose ces questions-là : peut-on évaluer l’art écologique à l’aune de son efficience ? Est-ce que c’est légitime, quand on a un art qui prétend être résolutif, qui prétend répondre à des problèmes ? En filigrane se pose la question du relatif échec de ce mouvement : pourquoi est-ce qu’on n’arrive pas à le définir ? Est-ce que l’efficience est un frein, ou est-ce que c’est le sujet même qui est un frein à l’existence d’un art écologique ?</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a ainsi clairement un problème de définition. Il faudrait qu’on se mette enfin d’accord sur Land Art, Eco Art, Ecological Art, Earth Art, Environmental Art, Sustainable Art ; aujourd’hui, on a les matériaux pour faire ce travail, puisque la première exposition d’Art Écologique remonte à 1992. Mais ces pratiques qui convoquent une efficience, ces pratiques résolutives, posent problème dans le domaine artistique. En général, on les regroupe sous un label plus artistique, afin de les comprendre vraiment comme art, mais on ne résout pas le problème de l’identité de ces pratiques. Il y a eu des colloques, un appareillage académique, mais ultimement, le résolutif, l’actif, le pragmatique encombrent, et on ne redéfinit pas des outils critiques pour pouvoir comprendre ce mouvement qui existe depuis 40 ans.  Depuis vingt ans, on ne sait plus définir les mouvements, comme si c’était trop autoritaire, trop enfermant, mais arrive un moment où on en a besoin. L’exposition REHAB ne répond pas à cette question, mais l’idée, en montrant deux figures historiques, c’était de montrer que cette voie-là existe depuis 40 ans, et qu’elle perdure aujourd’hui, avec, par exemple, le projet de la maison des chauves-souris en Angleterre, dans le sillage du RSA, de Jeremy Geller.</p>
<p style="text-align: justify;">Quand on reprend les comptes rendus de l’exposition de Barbara M., <em>Further Ecologies</em>, en 1992, ce sont des commentaires assassins : « Ce ne sont pas des œuvres. » L’enjeu, c’est de trouver une bonne forme d’efficience, qui s’accorde avec des formes artistiques. C’est aussi un art qui ne s’expose pas très bien, parce qu’il est à cheval sur l’urbanisme, et sur l’architecture, avec des formes artistiques et des doxas qui ont vieilli. Et autant Ukeles me semble extraordinairement contemporaine, d’une force incroyable, et j’ai envie de continuer à montrer ses œuvres dans la mesure du possible, autant c’est une artiste qui n’a pas de monographie. Elle a plus de trente ans de carrière, elle a un corpus extraordinaire, et il y n’y a absolument aucune monographie sur elle, c’est quand même incroyable. Il y a encore vraiment un chantier à faire.&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
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		<title>Upsailing</title>
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		<pubDate>Sat, 02 Jul 2011 09:22:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'humeur]]></category>
		<category><![CDATA[aventure]]></category>
		<category><![CDATA[Cradle-to-cradle]]></category>
		<category><![CDATA[déchets]]></category>
		<category><![CDATA[upcycling]]></category>

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		<description><![CDATA[Les aventures du Plastiki, ou une bouteille à la mer Nous avons déjà parlé dans ce blog d’upcycling, ce recyclage nouvelle génération qui réconcilie le déchet avec une société d’abondance. Comment? En considérant que tout produit entraîne avec lui une production de rebuts transformables à l’infini en ressources technologiques ou biologiques. L’idée serait d’en finir avec [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>
<div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les aventures du Plastiki, ou une bouteille à la mer</strong></p>
</div>
<p style="text-align: justify;">Nous avons déjà parlé dans ce blog d’<a href="http://www.lareservedesarts.org/blog/?p=137">upcycling</a>,  ce recyclage nouvelle génération qui réconcilie le déchet avec une  société d’abondance. Comment? En considérant que tout produit entraîne  avec lui une production de rebuts transformables à l’infini en  ressources technologiques ou biologiques. L’idée serait d’en finir avec une extraction de ressources naturelles abusive, et des déchets sans avenir.<span id="more-623"></span></p>
<p style="text-align: justify;">A La Réserve des arts, la notion d’upcycling nous guide et nous  oriente dans les recherches du ré-emploi. Voyons où nous mène  aujourd’hui l’ingéniosité face au problème du plastique.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><img src="file:///Users/jeannegranger/Library/Caches/TemporaryItems/moz-screenshot.png" alt="" /><strong>Tout commence par un bon moment.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Une barquette de frites au bord de la mer par exemple.</p>
<p style="text-align: justify;">Un coup de vent et cette même barquette  est emportée, vole jusqu’à l’horizon. Loin dans l’océan elle finit par  retrouver sa bande qui flotte au gré des courants.</p>
<p style="text-align: justify;">Les bouteilles, briquets, emballages,  filets, bassines et autres plastiques sont rassemblés, malaxés, rompus à  ces massages incessants.</p>
<p style="text-align: justify;">Progressivement la matière se désintègre  et évolue en une masse constituée de multiples mèches, particules et  autres débris qui s’érodent mais ne disparaissent pas. Impossible de  distinguer cet amas de haut, il faut l’approcher ; et du ponton du  bateau, on constate une étendue aussi gigantesque que profonde charriant  régulièrement de nouveaux détritus errants.</p>
<p style="text-align: justify;">On parle aujourd’hui de plusieurs <a href="http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/03/05/un-continent-de-dechets-plastiques-a-ete-decouvert-dans-l-atlantique-nord_1314831_3244.html">continents poubelles géants</a> qui flottent, portés par les courants des océans. Tous ces débris plastiques finissent par infiltrer la chaîne alimentaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Car un poisson passe par là et avale par  mégarde ces petites particules à la surface. Il ne comprend pas trop ce  qui lui arrive : les frictions du plastique contre ses tissus internes  sont potentiellement néfastes, et quand il est pêché nous le mangeons  avec les résidus plastiques qu’il a ingérés.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi ne pas manger la barquette direct… après les frites?</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="size-full wp-image-1223 alignnone" title="équation 1 3" src="http://lareservedesarts.org/wp-content/uploads/2011/07/équation-1-3.jpg" alt="" width="500" height="184" /></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">David de Rothschild a le don de me tenir éveillée la nuit car il a une sacrée monture. Je suis curieuse de ses <a href="http://www.adventureecology.com/"><em>eco-adventures</em></a> .</p>
<p style="text-align: justify;">Pour aller taquiner le continent de  déchets, il faut quand même avoir derrière soi un solide équipage et un  sacré bateau. C’est un catamaran nommé <a href="http://www.theplastiki.com/">Plastiki</a>,  qui emmène David et son équipe vers le coin du Pacifique qui ne l’est  pas, un lieu où les courants s’affrontent, un vortex où tout est attiré  et rien ne disparaît.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce catamaran est à la pointe de l’innovation à la fois en termes de construction, de fonctions, et d’upcyclage.</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Construction :</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">La structure de 20m de long est  constituée de 12 500 bouteilles en plastique collectées, qui sont  ensuite agencées et remplies de riz, ce qui représente 70% de la  flottabilité du bateau. Le mât est en aluminium upcyclé et la coque en  PET recyclé. Une colle organique a été mise au point à partir de canne à  sucre et de noix de cajou. Si elle est employée sur le bateau on peut  présager qu’elle est sérieuse, non?</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://lareservedesarts.org/wp-content/uploads/2011/07/équation-2.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-1224" title="équation 2" src="http://lareservedesarts.org/wp-content/uploads/2011/07/équation-2.jpg" alt="" width="500" height="159" /></a></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Fonctions :</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Des panneaux solaires servent à alimenter la structure inspirée de <a href="http://www.bfi.org/">Buckminster Fuller</a>, et recouvrent un jardin hydroponique (culture hors sol) qui alimentera les six membres de l’équipage.</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Upcyclage :</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">A la fin de sa mission, le catamaran  sera à nouveau ré-intégré dans un nouveau cycle de vie pour devenir un  tableau de bord, une chaise ou un autre vaisseau du futur.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous pouvez suivre le parcours du <a href="http://www.theplastiki.com/trackplastiki/">Plastiki</a>,  qui a pour but de remplir deux missions: la première, vous l’avez  deviné, c’est de démontrer qu’une bouteille et du riz ça fait un bateau,  à la façon <a href="http://www.mcdonough.com/cradle_to_cradle.htm"><em>Cradle to cradle</em></a> ; la seconde, c’est de sensibiliser le  public aux questions de surconsommation des produits d’usage unique  comme la barquette ou le gobelet.</p>
<p style="text-align: justify;">Si rien ne disparait, tout évolue et se transforme …. en solution!</p>
<p style="text-align: justify;">JG</p>
<p style="text-align: right;">&gt;<a title="Futurs Fossiles Aléatoires (FFA)" href="http://lareservedesarts.org/futurs-fossiles-aleatoires-ffa/"> Futurs Fossiles Aléatoires</a></p>
<h5 style="text-align: justify;">Références:</h5>
<address>Thanks to <a title="Above " href="http://www.above-magazine.com/" target="_blank">ABOVE</a> magazine*  for being a conveyer of inspiration!</address>
<address>Les <a title="Adventureecology" href="http://www.adventureecology.com/" target="_blank"><em>eco-adventures</em></a>*<br />
</address>
<address>Pour <a title="Plastiki track" href="http://www.theplastiki.com/trackplastiki" target="_blank">suivre le Plastiki</a></address>
<h6 style="text-align: justify;">Pour aller plus loin:</h6>
<address><a title="notre planète info" href="http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1471_continent_dechets_pacifique_nord.php" target="_blank">Article général </a>sur le continent de déchet </address>
<address><a title="UN report" href="http://www.unep.org/Documents.Multilingual/Default.asp?DocumentID=480&amp;ArticleID=5300&amp;l=en" target="_blank">Rapport</a> des Nations Unies*</address>
<address>Rapport de <a title="Greenpeace" href="http://oceans.greenpeace.org/fr/documents-et-rapports/debris-plastiques-et-pollution" target="_blank">Greenpeace</a> </address>
<address>Project <a title="Projet Kasei" href="http://www.projectkaisei.org/index.html" target="_blank">Kasei </a><br />
</address>
<address>Buckminster <a title="The master!" href="http://www.bfi.org/" target="_blank">Fuller</a> Institute*</address>
<address> </address>
<address> </address>
<address>* ça veut dire en anglais! Un jour nous aurons le temps pour la  traduction !</address>
</div>
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		<title>96 &#8211; Raymond avait tout compris</title>
		<link>http://lareservedesarts.org/96-raymond-avait-tout-compris/</link>
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		<pubDate>Fri, 01 Jul 2011 20:35:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[DécroiCent]]></category>

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		<description><![CDATA[Les problèmes de la circulation &#160; Il a pris sa voiture les pigeons avaient chié dessus et puis il a fait du cinq de moyenne pendant des heures et des heures il a éraflé une aile il a bosselé son pare-chocs on lui a craché sur son pare-brise et il a attrapé cinq contraventions &#160; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong>Les problèmes de la circulation<span id="more-679"></span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;">Il a pris sa voiture les pigeons avaient chié dessus</p>
<p style="text-align: center;">et puis il a fait du cinq de moyenne</p>
<p style="text-align: center;">pendant des heures et des heures</p>
<p style="text-align: center;">il a éraflé une aile</p>
<p style="text-align: center;">il a bosselé son pare-chocs</p>
<p style="text-align: center;">on lui a craché sur son pare-brise</p>
<p style="text-align: center;">et il a attrapé cinq contraventions</p>
<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;">ah qu’il ah qu’il ah qu’il ah qu’il est content</p>
<p style="text-align: center;">d’avoir promené sa bonne ouature</p>
<p style="text-align: center;">si elle lui a coûté tellement d’argent</p>
<p style="text-align: center;">c’est pas pour en faire des confitures</p>
<p style="text-align: center;">et bing et poum et bing et pan</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;">Raymond Queneau<em>, Courir les rues</em> (1967)</p>
<p style="text-align: right;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;">&gt; <a title="97 – On se passe un coup d’Egophone ?" href="http://lareservedesarts.org/97-on-se-passe-un-coup-degophone/">97</a> On se passe un coup d&rsquo;Egophone ?</p>
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