Les fondatrices

Tout a commencé quand… Sylvie et Jeanne se sont retrouvées autour du Projet K, à l’espace Krajcberg du musée Montparnasse : frappées par l’engagement du sculpteur Krajcberg en faveur de l’environnement, elles montent un programme de sensibilisation très transversal sur les relations entre art contemporain et écologie (conférences d’artistes et de spécialistes de l’environnement, expositions…). A partir de leur expérience du monde de la culture, Sylvie et Jeanne font alors un double constat : d’un côté, les entreprises ont des déchets dont elles cherchent à se débarrasser, et d’un autre côté, les professionnels de la création ont constamment besoin de matériel de récupération pour réaliser leurs œuvres. Comment les réunir ? De fil en aiguille, elles ont l’idée de fonder une structure originale.

Sylvie et Jeanne viennent toutes les deux du milieu de l’art contemporain, mais elles ont des approches différentes. Dans ses études de photographie et de théorie de l’art contemporain, les recherches de Sylvie ont porté sur les liens entre l’environnement et l’art dans la photographie scandinave. Jeanne, elle, est passée par un diplôme en école d’art au Royaume-Uni avant de reprendre ses études en France ; elle a travaillé sur la professionnalisation du secteur culturel, en organisant des congrès et des séminaires à la CIPAC (Fédération des professionnels de l’art contemporain).

« La Réserve des arts cherche à répondre aux besoins matériels de la création artistique, à être pour les professionnels un lieu d’inspiration et une communauté d’échange de compétences. »

Sylvie Bétard

Toutes deux se rejoignent sur une même volonté d’agir pour l’environnement de manière pragmatique et de soutenir le secteur de la création artistique. Elles veulent soutenir la production culturelle, et s’adresser à toutes les disciplines artistiques. Lorsque Jeanne découvre Materials for the Arts une organisation à but non lucratif qui existe à New York depuis 30 ans et qui récupère des matériaux pour le secteur de la culture et de l’éducation, le duo décide d’adapter l’idée en Île de France : le projet de La Réserve des arts est lancé.

« L’écologie, ce n’est pas une solution unique pour un problème unique. C’est un ensemble d’innovations, de petits pas, qui répondent à des problèmes concrets. »

Jeanne Granger

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